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Archive for the ‘Fleurs de rêve pour broderies’ Category

Ors et velours d'écarlate pour ce gilet de courtisan.

Le rire grinçant du nain indique le mauvais chemin pour échapper au labyrinthe.

(suite…)

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Avec une dédicace spéciale pour Margot, qui nous a offert ses lilas venus du jardins de Jean Hugo et passés par ceux de Clayeurs.

Le plaisir de se laisser mener par le bout du nez. Suivez les effluves que vent distribue dans le jardin.

Madame Lemoine ou Belle de Nancy. Un tout début de fleur pour cadrer l'envolée des cerisiers.

Comme un manchon qui contiendrait la vitalité des buissons, le buis garnit les pieds du laurier couronné tel un gâteau d'anniversaire et les bouquets du lilas rouge.

Le plus simple, celui qui résiste toujours dans les jardins anciens, juste avant le fond caché par les noisetiers où caquettent les poules.

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Tout le contraire de la chanson. Mais de la joie autant. On va faire une petite promenade?

Je vous accompagne…

Les muscaris. On croyait les avoir perdus. Depuis deux ans, les petites fleurs bleues ne pointaient plus el bout de leur nez dans le champs. Nous avions craint que ce soit lié au départ des moutons et des ponneys des voisins qui n'enrichissaient plus le sol. Et puis, à Pâques, les cloches ou le lapin en ont semé de pleines volées. Denses, magnifiques, elles hissent leurs grains serrés au-dessus de l'herbe, l'émaillent de leur couleur profonde et un peu métallique. Pour peu, on se croirait au Texas devant un champs de blue bonnet. Janine et Wayne, là-bas, apprécieront.

Le champs en était bleu. J'ai fait venir les voisins pour l'admirer.

Et voilà, les cerisiers prennent le relai. Les boules blanches pomponnent gaiment les bout des branches.

Les vieux troncs retrouvent leur jeunesse, s'animent, babillent et se font beaux.

Le verger entier mousse de blanc et de verts acides, comme une envolée de plumes. La première hirondelle a passé l'inspection à Pâques. Pour quel verdict ? Nous le saurons plus tard, si ses consœurs viennent nicher dans la cour.

Les bords de la Vienne sont tellement doux que grand-père et petite fille rêvent de lâcher les amarres et de filer là-bas, au devant des beaux jours.

Pour devancer dans sa course la fleur du pommier. La plus parfait du jardin.

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Au matin, le soleil d'hiver crée des effets d'eau et de lumière dansante entre les branches du tilleul.

Fin janvier. Au moindre rayon de soleil, nous voilà pleins d’espoir.

Le jardin aussi se met à ronronner et à faire le gros dos. Or sur les mousses des murs, rayon biaisé dans les allées, entre les rosiers qui n’ont pas encore été taillés. Danse de guingois des baies, ; celles du cotoneaster qui ont fait le régal du faisan au gros du froid ; celles toute tremblantes de pluie des cynorhodons, ces grassouillets petit gratte-cul des rosiers sauvages.

Les fragiles commencent à avoir l’air bête, pelotonnées dans leurs fourrures de taille de gazon et de voiles. La rangée des artichauts prend des airs de ruisseau encagé, l’olivier joue les fantômes et Line Renaud garde bravement ses feuilles malgré le gel, ses jeunes racines bien au chaud dans le compost.

Il y a comme un friselis de fièvre entre le champs et le jardin, de longs conciliabules de chattes, des cris dans la mangeoire aux oiseaux.

Pas encore de hérisson en vue.

Les quelques baies du cotoneaster que le faisan n'a pas encore mangées. En une heure, il est capable de dénuder deux ou trois pieds à la fois.

Les fruits replets du rosier sauvage servent à nourrir mésanges et verdiers. Ils tendent joyeusement leurs décorations de Noël dans le jardin un peu terne.

Les fantômes attendent qu’on les démaillote

Les artichauts devront attendre encore un peu: leurs jeunes pousses craignent les coups de froid traitres de la nuit. Les voiles sont retenus par de gros rondins, seuls à être assez lourds pour résister au vent.

Le petit olivier a bénéficié d’une double protection : voile pour les branches et compost pour le pied. Il semble fragile. C’est la seconde fois qu’il repart du pied à la fin de l’hiver. Le gros olivier, âgé de plus de trente ans, n’a jamais droit à ces précautions.

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Le gel recouvrait les allées du château. Et Lunéville sommeillait tout autour, à peine un bourdonnement de rues.Seulement le craquement des pas dans les allées, les statues emmitouflées en bordure de pelouses et ces bijoux éparpillés par le froid sur les graviers.

Noël venait juste de lancer sur la Lorraine un gros souffle de froid et de neige.

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La poudre magique, qui donne aux plats une couleur d’été au soleil et aux papilles un parfum de bonheur, est la grande patience de l’automne. Les rangs de crocus sativus, s’ils sont dans une terre qui leur convient -argilo-calcaire allégée au sable et bien drainée-, sont capables de donner des poignées de fleurs à chaque pied, et cela à rythme effréné. Il faut passer chaque jour entre les rangs, prélever délicatement les fleurs et passer du temps à les nettoyer une fois rentrées du jardins.

beauté pure

Trois grands filaments orange pendent de la fleur. C'est la partie aérienne du pistil

Les trois filaments de safran recueillis dans chaque fleur (si les limaces n’y ont pas goûté) sont en fait l’extrêmité du pistil. Séchés quelques jours à l’air sour une cloche à fromage grillagée, ils sont ensuite à concerver dans un pot bien hermétique.

le carré magique

Les rangs, bien serrés, ouvrent chaque jours leurs fleurs au pistil si recherché

Mais quel bonheur, ensuite, d’offrir à ses amis des figues rôties au safran du jardin ou de parsemer les risottos de l’hiver de brindilles dorées. Et puis, la fleur est si jolie avec ses meurtrissures de colchique veinée de bleu.

gros plan

Un concentré de parfum, adoré des abeilles et des bourdons aussi : les étamines sentent le miel.

récolte d'octobre

Octobre offre des saveurs rares, surtout s'il est ensoleillé

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La petite dernière, arrivée cette semaine sur la pelouse promue réserve. Forte colerette de feuilles larges, assez semblables à celle des orchis bouc. A priori, elle a les caractéristiques de la simia (= orchis singe) avec son label découpé et son allure de pantin désarticulé. Mais son casque est rosé mauve, comme le label, et hachuré plus sombre; son inflorescence est importante et présente une quantité de fleurs très serrées. La littérature décrit la simia avec une infloresccence courte. Est-ce une variante? Qui a une idée?

Singe ou pas? L'inflorescence semble plus haute que de coutume.

Singe ou pas? L'inflorescence semble plus haute que de coutume.

Détail des fleurs caractéristiques de l'orchis simia (spectaculaire priapisme)

Détail des fleurs caractéristiques de l'orchis simia (spectaculaire priapisme)

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Fraîches comme des petits lutins, les ancolies aux couleurs mêlées.

Fraîches comme des petits lutins, les ancolies aux couleurs mêlées.

Les Anglais appelle Columbine cette adorable étourdie qui, au moindre coup de vent, balance sa tête décoiffée. Un nom de servante de comédie, d’impertinente au joli minois, de petite fée clochette. Un nom qui sonne bien à ses habits de fête et de théâtre à l’italienne ou de petit rat qui voltige sur les pointes. Mieux que le nôtre, ancolie, mélancolie, plein de regrets… Ces idées de deuil et d’automne ne sont pas de saison.
Le temps est plutôt à la sortie de ces fleurs aux architectures compliquées, aussi travaillées que les pliages des origamis japonais. J’ai trouvé, samedi, au bord du pré, une ribambelle de petites orchidées. Identifiées comme Ophrys araneola, l’orphrys petite araignée barrée de son grand H. Quelqu’un peut-il me confirmer que je ne me trompe pas ? Les grands orchis bouc qui l’année dernière peuplaient en abondance l’allée des tilleuls ont disparu presque intégralement. Pourquoi ? Mystère des migrations.

 L'Ophrys araneola, petite orchidée sauvage, passe facilement inaperçue dans l'herbe.

L'Ophrys araneola, petite orchidée sauvage, passe facilement inaperçue dans l'herbe.

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